L’écrit du dimanche #1

“I’m coming, I’m coming, I’m coming, I’m coming, I am almost there…”. Cette semaine aura été bien évidemment marquée par le début officiel, le lundi 17 mars, du confinement de la population française. [Mais aussi pour les fans de Tove Lo par la sortie le vendredi 20 mars de sa reprise de “Jar Kommer”, un morceau en suédois de Veronica Maggio, chanteuse de la même origine que Tove, reprise intitulée “I’m Coming”, totalement traduite en anglais par cette dernière.]

Panique, fausses rumeurs, messages alarmistes, mais aussi solidarité et humour sur la situation ont très vite émergé après la mise en quarantaine. Je retiendrai évidemment l’initiative d’applaudir, chaque soir à 20h à sa fenêtre, sa terrasse, son balcon etc, le personnel hospitalier auquel s’ajoutent celles et ceux qui approvisionnent les moyennes et grandes surfaces.

J’ai aussi bien sûr une pensée pour ces personnes que cette restriction met en danger, qu’il soit physique ou psychologique. Les femmes battues, les personnes isolées qui ne peuvent recevoir de visites (sauf justificatif avec le fameux formulaire), les jeunes LGBTQ rejeté•e•s parce que non-hétérosexuel•le•s, les personnes en forte dépression que l’ambiance plutôt morose peut sans doute faire plonger encore plus… Il faut aider ces personnes, leur dire que nous sommes là, que nous les soutenons, coûte que coûte, pendant cette période difficile et inédite.

Cette information a englobé toute l’actualité, mais dans ces résumés dominicaux, je ne souhaite pas traiter d’actu, on en bouffe matin, midi et soir, gavés à l’entonnoir par des « spécialistes » et éditorialistes à l’égo aussi surdimensionné que celui de Mme Royal Ségo. Je souhaite juste partager avec vous ce que je ressens, semaine après semaine. Peut-être cela ne durera-t-il que pendant cette période de prévention et diminution des risques, ou alors cette série continuera après. Vous noterez que j’évite de trop répéter le mot « con****ment », il peut angoisser certaines personnes sujettes à l’anxiété. Il faut trouver des manières plus douces d’en parler, car ce mot est anxiogène, donne l’impression que – comme le dirait le président de la République (qui oublie bon nombre de ses citoyen•ne•s mais passons) -, nous sommes en guerre.

Non, non, NON ! Nous sommes en effet face à un événement qui se répand très vite, mais utiliser de tels termes ne fait qu’inquiéter un peuple déjà fragile et prêt à imploser en cas de force majeure (attaques aux droits sociaux par exemple). Il est du devoir d’un président et de son gouvernement de rassurer, pas de faire de son peuple une troupe de soldats face au virus.

Nous sommes juste des gens qui devons faire le nécessaire pour ne pas le propager. Continuer à vivre, en se privant de quelques petits plaisirs dont on se rendra compte qu’ils n’étaient que superflu. Ces plaisirs, on peut d’ailleurs les trouver ailleurs, avec notamment des initiatives d’artistes ou de groupe de personnes (je donnerai à titre d’exemples les lives de Christine and The Queens tous les soirs sur Instagram à 18h ou bien une bibliothèque solidaire sur Facebook – dont le lien est ici).

Enfin, pour finir, j’ai commencé ce dimanche par une lecture sous un soleil jouant avec les nuages, un vent parfois bien froid, avec un de mes chats sur les genoux. Et ça, ça vous enchante la journée et tous les jours qui ont précédé.

En attendant le résumé de dimanche prochain, je vous embrasse et prenez soin de vous ❤️

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