Ça faisait douze ans…

… et mes yeux humidifiés sont la preuve que, merde, c’était réel. Non je n’ai pas rêvé. C’est bien Fabio, o famoso Fabio, que j’ai revu, alors que plus de 1500 kilomètres nous ont séparés pendant ces années.

Je ne sais même pas quoi écrire, tant l’émotion est forte et indescriptible. Je suis plus que noyé dans le bonheur d’avoir revu mon deuxième frère, de savoir que là-bas, dans sa famille, j’étais un sujet de discussion qui revenait.

Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est son visage et ce sourire. Exactement le même que celui du Fabio que j’ai connu, avec sa jovialité contagieuse. Ça n’est pas pour rien que la vie nous a réunis lui et moi, et je la remercie pour ça. Il est le premier à m’avoir permis de vivre des parenthèses enchantées lorsque j’allais chez lui (j’attends d’ailleurs avec impatience de revoir les photos de certains anniversaires qui ont été gardées par sa mère, que j’embrasse).

Réentendre sa voix, qui a évidemment changée (c’est bien la seule chose, avec peut-être aussi son style que je trouve par ailleurs très stylé) m’a immédiatement replongé dans mes souvenirs. Et que dire du moment où nous sommes rentrés dans cet appartement, celui-là même où il a grandi (et que je l’ai vu quitter, un désastre émotionnel), et où j’ai revu sa mère donc, mais aussi sa sœur. Tout est remonté à la surface, les seuls bons souvenirs que j’ai de mon enfance.

Et ça mon gars, rien que pour ça, je t’aime. Toi et toute ta famille, je vous aime. Vous êtes d’une importance cruciale pour moi et sachez que malgré la distance, vous aurez toujours une énorme place dans mon cœur. Vous m’avez sauvé d’un climat de vie insupportable, et aujourd’hui encore, si j’ai pu traverser la ville où nous avons habité vous et moi, c’est parce que Fabio – et une proche – étaient là. Repasser devant cette cité maudite, jamais je n’aurais pu le faire seul. Mais en ta compagnie frangin, ça n’a été qu’une formalité, même si bien sûr on s’est remémoré en chemin des souvenirs, et avons constaté que pas grand chose n’avait changé ici bas.

Bref, c’est chamboulé mais plus qu’heureux que je rentre chez moi, même si chez moi, j’y étais encore il y a une cinquantaine de minutes.

Eu te amo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s