Un cri

La nuit, il se fait déchirant. Mais les badauds y tiennent tant, à cette bête au cri strident.

Même s’il est dû à un long abandon, tout le monde semble accoutumé à ce son. De la gloire, ce bâtard paye la rançon. Des années adulé, aujourd’hui humilié.

Un homme est en particulier visé, par ces aboiements dont ne se lasse aucun habitant. L’ancien propriétaire de la créature, à l’âme aussi vile que perfide, à fait de son compagnon une coquille vide.

Alors, dans l’espoir d’être recueilli, il hurle à chaque lever de l’astre lunaire. Il imagine le sort de ses pairs, également seuls dehors. On croirait à ce moment-là percevoir une tristesse infinie, répercutée entre les murs célestes.

On l’appelle « le pauvre », et ça, il déteste. « Adoptez-moi donc ! », est le message qu’il adorerait pouvoir leur adresser. Or les regards croisés sont tous quelconques.

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