« Sunshine Kitty Tour: THE therapy »

14 octobre 2019, magasin Cultura de La Défense.

Après une journée de travail pas épuisante mais pas non plus des plus reposantes, une grande excitation m’envahit. Rien de sexuel, quoique… En effet, quelques jours avant, j’ai acheté en ligne un billet pour un événement que je ne voulais manquer sous aucun prétexte.

Le titre est aussi explicite que la plupart des morceaux de l’artiste que j’irai voir performer le 14 mars. C’est la géniale et queer à souhait Tove Lo qui débarque à Paris pour une unique date en France, à l’Elysée Montmartre.

Vous le savez, déjà parce que la couverture de son deuxième album – Lady Wood – est visible en image d’en-tête, je suis un graaaaand fan de l’artiste suédoise. De plus, je ne compare pas son concert à une thérapie pour rien. C’est en partie grâce à la musique et aux textes très crus de Tove que j’ai réussi à affronter et finalement surmonter la dépression. Ebba Tove est certainement l’une, si ce n’est la seule chanteuse, à rendre la dépression sensuelle et moite, tout en en exposant les travers et les effets incontrôlables, incontrôlés, dévastateurs.

De nombreuses fois j’aurais pleuré en la voyant fondre en larmes, hurlé en l’admirant faire de ses cordes vocales l’ instrument de sa rage, ri devant son audace au service de la féminité, du féminisme, mais aussi et surtout de la liberté sexuelle (des femmes surtout, qui, oui, ont des pulsions, se masturbent, etc).

J’ai évidemment hâte de savoir quel genre de public sera présent lors de ce concert. Bien entendu, faisant partie de la fanbase de la chanteuse, j’ai pu observer qui écoutait, aimait Lo. Sa bisexualité assumée – et évoquée dans le morceau Bad as the Boys ft. ALMA – fait que nombre de femmes lesbiennes et bies l’apprécient. Les gays en font une icône – image facile à ériger à l’aide de chansons comme bitches, Cool GirlWTF Love Is? ou encore Are U gonna tell her? – les aidant à s’accepter tels qu’ils sont, tout comme la communauté LGBTQ, à qui elle a écrit une lettre, et auprés de qui l’image est positive, après sa participation à la Pride de New York l’an dernier. Les dépressif.ve.s – grâce entre autres au mondialement connu Habits (Stay High) – se retrouvent dans ses textes et savent qu’elle a subi la même tare.

C’est donc avec une impatience rare – aussi forte que pour le concert de Muse – que j’attends de la voir, lui parler, me faire dédicacer les deux albums que je possède en physique (je n’ai pu me procurer le dernier né, celui qu’elle va porter sur scène, mais je ferai tout pour avant le jour J), et chanter, danser, pleurer grâce à elle.

 

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