Merci pour cette Simulation

Vous trois m’avez tant aidé à supporter les années où le Bliss, je ne le connaissais pas. Mon sentiment permanent de rage – d’abord contre ma génitrice puis contre ce monde qui devient fou -, c’est vous qui l’avez fait naître et se développer. C’est Uprising voire Assassin qui régentent mon esprit quand il devient colère. Morceaux qui d’ailleurs ont aussi joué un rôle dans la construction citoyenne, vous vous rendez compte jusqu’à quel point vous avez influencé mon être ?

Et samedi soir donc, pour la première fois, c’est en vrai, dans un stade rempli, que j’allais entendre la voix de Matt et voir les performances dingues de ses deux potes Chris et Dom (mais surtout Chris sur écran géant, j’avoue 😏), le tout après 3h30 d’attente sous un soleil de plomb et des premières parties disons, moyennes. 21h… 21h10… 21h20… L’impatience grandit, et je la partage avec une fan placée derrière, avec qui je papote un peu pendant l’entracte.

Et soudain, Dom apparaît, ça hurle et ça vibre dans toute l’enceinte du lieu. Nous faisons de même avec mon groupe de trois amies. Vêtu tout de rouge, il ne pouvait être manqué (sa belle gueule non plus). Puis les écrans géants nous font comprendre qu’Algorithm (la version alternative) sera jouée illico. Les messages affichés indiquent clairement le ton, nous entrons dans la simulation.

Et après cette petite intro qui vous met dans l’ambiance, Pressure arrive, direct, sans prévenir. Tout autour de moi, ça commence déjà à sauter, ce qu’évidemment je faisais en même temps, à peine la première note jouée. Les headbangs commencent dès le premier morceau ? Ok, je sais que ça va être du lourd. Diane à mes côtés, ça ne faisait qu’amplifier l’envie de secouer cette tête et de chanter, du début à la fin. Les prestations des danseurs.ses ne sont pas à oublier, elles rajoutent vraiment du sublime à un show déjà grandiose.

Des effets de lumière hallucinants, un écran géant qui projette des images magnifiques, les confettis et autres serpentins (que j’ai gardés !) pendant Mercy… Mes yeux étaient incandescents de bonheur. Tous ces poings levés pendant Uprising, ces clappings pendant Starlight, ou encore ces flashes de téléphones pendant Dig Down qui devait donner de l’extérieur du stade une vue encore plus sublime. Ce tifo (animation visuelle) à la fin de Starlight organisé par l’asso Muse France, que le groupe a adoré, un rire de Matt… J’étais loin de tout, sauf de l’instant présent (et je leur dis merci pour Host, inattendu mais tellement bon !)

Je parlais de Starlight, je souhaitais y revenir. Je l’ai déjà évoquée, mais maintenant que je vous raconte le live, j’ai vraiment envie de vous dire ce que j’ai pu ressentir quand elle a été jouée. Ce morceau est celui qui me fait à chaque fois penser à mon frère disparu, ce qui en a fait « notre » chanson. Alors quand Matt nous a gueulé de taper des mains (avec ce célèbre « clap/clap-clap/clap/clap-clap-clap), j’y ai mis tout le désir accumulé depuis des années pour enfin vivre ce moment précis pendant le concert. Même si la probabilité que cette chanson ne soit pas jouée était très faible, j’aurais été extrêmement triste de ne pas l’avoir entendue. Mais mon souhait a été réalisé. Une vive émotion m’a traversé tout le corps, se frayant un chemin parmi toutes celles déjà présentes et bien installées. Mon cœur a battu à tout rompre, comme j’ai battu le rythme des mains, comme pour dire à Mathis que tous ces gens, communiant ensemble, c’était pour lui, que c’était son moment, et qu’il pouvait en être fier.

Je dois aussi évoquer Murph, ce robot géant qui est apparu lors du medley métal auquel le groupe nous habitue maintenant depuis quelques mois. Sa présence impressionne, encore plus que celle des d’autres robots, plus « normaux » mais tout aussi épatants, pendant Algorithm (version normale). Je retiendrai du medley Stockholm Syndrome, évidemment, mais aussi Reapers, jouée plus longtemps qu’attendu, donc j’étais tout content. Assassin m’a fait jouir, tout comme quand Bliss, Take a Bow et New Born nous ont traversé les oreilles. Un peu plus tôt, Matt avant de jouer Plug In Baby, a fait monter la sauce en jouant avec les fans (je commence, puis en fait non, ah peut-être, eh non ! Bon allez, on y va !)

Une fin habituelle, mais que je n’avais jamais vue d’aussi près, avec Knights of Cydonia, qui rend les fans toujours aussi hystériques (et j’en profite pour parler d’Hysteria qui déchire, notamment les cervicales 😄). Sans voix, j’ai quand même hurlé pendant ce pont de Knights, parce que se battre pour ses droits et pour survivre, merde, c’est important surtout quand tu le chantes avec Matt.

Je terminerai en parlant de ce que je craignais de vivre hier voire pendant une semaine, c’est cette petite déprime après le concert. Ça ne concerne pas que Muse, mais c’est le simple fait de revenir à son train-train quand tu as vécu un moment aussi incroyable. Eh bien ça ne m’a pas atteint, je l’ai esquivée. Pour ça, je dois remercier Diane (oui encore je sais, mais oubliez pas que sans elle, bah pas de concert de Muse samedi soir donc elle mérite tout cet amour) et Alexis, chez qui j’ai pieuté et geeké aussi. Et je dois avouer que du Mortal Kombat, jeu auquel t’as jamais joué, à six heures du matin, ça claque !

J’oublie pas Jennifer et Yan, les premiers que j’ai croisés au stade avant de rejoindre ma porte. J’vous aime les gens, merci pour tout, fier de vous avoir à mes côtés 🤟🏻❤️

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