Graves regrets

Elle vit aujourd’hui seule, pas même un.e chat.te pour lui tenir compagnie (il vaut mieux pour ledit animal). La cinquantaine passée, ses deux enfants partis en laissant toute leur haine planer entre les quatre murs de l’appartement, elle est le symbole de la décrépitude.

Et si elle n’avait pas créé ces enfants ? Et si les vies offertes auraient dû l’être par une autre, plus apte à élever deux êtres humains, doués de sensibilité ?

Car c’est là que ça pèche. Elle ne ressent rien, et a l’impression qu’il en va de même pour celles et ceux qui l’entourent, notamment ses enfants. Les frapper était un rituel, une envie souvent, mais c’était surtout une manière de leur faire sentir son amour.

Amour qui les a contaminés, mais les enfants aujourd’hui grands ont trouvé l’antidote.

Et si elle mourait là, tout de suite ? Non, ça les rendrait heureux. Mais justement, ne serait-ce pas le plus beau geste, les rendre heureux dans sa mort ?

Allez, pour une fois peut-être la remercieront-elle…

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