Le genou à terre

Comme tous les dimanches soirs, Valérie se prête à son rituel masochiste. Elle invite des amies, qui manient lanières, fouets et martinets à merveille.

Son mari ne comprend pas le plaisir que l’on peut prendre à ressentir une douleur physique, et n’ose plus lui faire l’amour depuis qu’il voit ces traces de lacération sur son dos, son torse… Ne prenant son pied avec son homme, elle redouble de soumission en fin de semaine.

D’ailleurs, ses amies et elle envisagent de s’adonner à ce jeu deux fois par semaine. Au travail, Valérie arrive à cacher les traces de son addiction, mais il lui est arrivé d’en parler à des collègues, curieuses et donc initiées à l’art de faire plaisir en faisant mal.

Cela donne des situations assez drôles, des sourires lorsqu’elles se croisent dans les couloirs, ou une collègue qui fait du pied à Valérie pendant une réunion. Une fois n’est pas coutume, elle rentre et son compagnon lui demande si elle compte arrêter. Il le veut, vraiment. Pour elle, dit-il. Mais s’il acceptait que le corps blessé de Valérie était sa fierté, peut-être la comprendrait-il.

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