Non-assistance

Et il faut dire qu’il était en danger, ce gosse. Son père, qu’il a toujours admiré, le maltraite depuis des années. Hugo a maintenant 17 ans, dont sept passés à se demander pourquoi il subissait ce traitement.

Il a bien quelqu’un sur qui il pourrait compter, mais ce dernier ne fait rien. Il voit tout pourtant, mais ne fait que regarder. A part se plaindre, il ne fait rien. Tout juste écoute-t-il d’une oreille attentive les mots de Théo, n’en pouvant plus mais n’osant en parler au lycée. Il pleure avec lui, et ils se consolent.

Jamais il ne s’est dit qu’il devait en parler, peut-être par peur de représailles. C’est ce que redoute Théo aussi, le jeune n’étant pas très sociable, ce qui se comprend, craint de ne pas être pris au sérieux. Son père avait toujours exprimé son mépris envers le système éducatif, et avait même envisagé de garder Théo et de « l’éduquer » lui-même.

Ce soir encore, Théo rentre des cours, son père, enragé, lui demande pourquoi il a mis tant de temps à rentrer. Bouchons et bus retardé, c’était la vraie raison, celle exprimée par le fils. La drogue avec les potes (qu’il n’a pas), c’est ce que préfère croire le père. Alors il tape, encore.

L’ado fonce dans sa chambre, et se met à pleurer. C’est alors que son camarade arrive, s’installe à ses côtés et prononce le mot suivant : « Miaou ».

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