Des vies #11

La lumière du néon de sa salle de bain éclaire son visage maquillé, prêt à séduire. Visage tuméfié, pourtant, par une agression récente à la sortie d’une soirée. Mais de ces cicatrices, Yan ne veut pas, alors il les camoufle, et il va danser.

Il drague de jeunes hommes, auxquels il se frotte lascivement, sans prêter attention à leur âge ou traits physiques. Ce qu’il veut, c’est plaire malgré les blessures. Il le sait, que ces lacérations au couteau ne cicatriseront que tardivement, et que l’homme avec qui il couchera peut-être les verra, à moins qu’ils ne se plongent dans l’obscurité dès le début de leur bal sexuel.

Mais ce soir, Yan rentre bredouille. Enfin pas vraiment. Il a été attiré dans les bras d’une jeune femme, cheveux courts, musclée, tatouée, et qui danse diablement bien. Son numéro dans sa poche, il lui envoie un message : « Salut mec, c’est Yan », ce à quoi Erica répondit : « C’est Erica, à bientôt meuf ».

Ce soir, ces deux-là ont découvert que leur genre importait peu, il ne les a pas définis, ils étaient humains, tout simplement.

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