Ceci n’est pas un réel moment de vie

⚠️ Ce texte est volontairement explicite. Vous voilà prévenu.e.s ⚠️

21 heures, le voilà qui arrive devant la gare, comme prévu. J’aperçois sa silhouette s’approcher de moi, assis sur un muret, impatient de le voir.

Nous rentrons chez moi, et je n’avais qu’une envie : passer des heures avec lui, peu importe ce que l’on ferait. Et ce souhait a été exaucé, puisque nous nous sommes quittés aux environs de 3 heures du matin. Je vous écris ce texte après que nous ayons longtemps discuté et ri, de tout, de rien, mangé le dessert que je nous avais préparé (pas peu fier de moi j’avoue), puis que je lui ai demandé de se raconter.

C’est vrai, cela fait deux semaines que l’on se voit et je n’en savait que très peu. C’est sûr que tout le monde ne parle pas aussi facilement de soi que moi, mais je voulais savoir qu’il était. Et l’entendre aussi, de sa voix si douce à l’oreille. Je buvais ses paroles, une main posée sur son genou, pendant qu’il me racontait avec passion son métier, son art. J’ai ensuite parlé de mon « art » à moi, la cuisine, une passion, avant de lui dire, droit dans les yeux : « J’ai envie de toi ».

Il approche ma chaise de la sienne, puis le baiser, premier d’une – très – longue série. Ce fut bestial, les mains se sont baladées, ont pincé, malaxé, caressé, voire même claqué. Les baisers étaient tantôt langoureux, tantôt vifs mais toujours passionnés. Nos deux corps ne faisaient qu’un, tout comme nos sexes. Chacun s’est occupé de celui de l’autre, pendant que cous étaient embrassés et mordillés, tout comme les oreilles, et les cheveux tirés. Bestial je vous dis.

Lors du feu d’artifice final, je me suis moi-même étonné, mais il faut dire que je n’avais même pas envie que mon pénis soit touché par quelqu’un d’autre que lui, alors je m’étais retenu pour ce moment. Je finis de l’achever et nous restons un moment allongés, moi sur lui, et nous serrons les mains. Des baisers sont encore échangés, et la béatitude se ressent. Je me pose sur lui, sent sa barbe sur ma joue, et me dit que je pourrait passer ma nuit avec lui.

Mais il faut bien se lever. Nous nous essuyons, et ce silence post-baise s’installe. Mais il n’est pas dérangeant. Les mots n’ont pas d’utilité après ça. Les émotions ont été exprimées pendant l’acte, pas la peine d’en rajouter. Je le raccompagne jusque chez lui, pas très loin, puis je rentre, et vous écris cet article.

Ce dernier est par ailleurs le premier, car oui, il aura une suite – toujours pas fictionnelle, vous l’aurez compris – qui expliquera notre situation à lui et moi (mais surtout la sienne).

Allez, bisous et bonne nuit 😘

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