Une heure et trente-deux minutes

Il y a certains contextes dans lesquels une telle durée paraîtrait interminable. Mais pas quand on écoute CHRIStineandtheQueens.

Son album « CHRIS » est sorti aujourd’hui, et consiste en un album double, « miroir » comme le dirait Héloïse, c’est-à-dire avec une partie en français et un peu d’anglais et inversement. Alors imaginez : vous écoutez un album et vous vous dites « Putain, c’est déjà fini ? ». Eh bien, avec « CHRIS », on sait que ce que l’on a entendu pendant 12 pistes, on l’entendra à nouveau, mais en anglais (à l’exception du morceau « Le G », qui est en français uniquement dans l’album).

Revenons d’ailleurs à l’album. Il débute par « Comme si on s’aimait », morceau qui donne tout de suite envie de bouger. Et ce n’est pas une envie éphémère puisque « Damn (dis-moi) » arrive juste après. J’étais dans la rue au moment où le morceau a déboulé dans mes oreilles, et j’ai immédiatement ressenti ce sentiment de puissance. Après le fort entrain, arrive « La Marcheuse ». Et c’est là que les larmes grimpent : « Merde, je me reconnais trop là-dedans ». « Doesn’t matter (voleur de soleil) » ne vient pas arranger les choses, les chansons personnelles de Christine faisant toutes mouche.

Puis arrive la version française de « 5 dollars », « 5 dols », et j’ai été comblé. « Goya ! Soda ! » nous montre l’étendue des genres et instrus utilisés par Chris. Ensuite, petit plaisir personnel lorsque j’entends « Follarse », morceau très évocateur dans lequel une petite dose d’espagnol est distillée. On revient aux morceaux très intimes avec « Machin-chose », et là encore, j’ai l’impression de m’écouter (sauf qu’elle chante bien). J’ai interprété « Bruce est dans le brouillard » comme un hymne pour celles et ceux qui ne savent pas dans quelle case se placer socialement, ce qui a fait écho à ma situation antérieure. Ces deux morceaux témoignent du besoin de reconnaissance dans cette société du paraître et de la popularité.

Arrive enfin le morceau le plus sexy de tous, « Le G », qui évoque ce fameux point, et la pansexualité (selon moi). « Les yeux mouillés » sont encore une preuve que Chris n’a pas oublié l’importance de la mélodie, quand beaucoup d’artistes parient sur le texte à tout prix. Pour conclure, « L’étranger (voleur d’eau) » est puissant, il me faudra cependant plusieurs écoutes pour me faire une idée sur le(s) sujet(s) abordé(s).

En tout cas, c’est une pure réussite, et une belle preuve de l’évolution musicale et psychologique de cette femme admirable ❤️

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