L’instant « cul-ture » #2

L’argent

« Si les millions donnent quelquefois le spleen à ceux qui les ont, ils procurent des griseries d’imagination à ceux qui ne les ont pas » – Victor Cherbuliez, romancier (1913).

L’argent procure en effet plusieurs sensations, en fonction du point de vue duquel nous observons ses possesseurs.ses. J’utilise l’écriture inclusive, tout en rappelant – bien que ce constat commence à être répandu dans la société civile – que les femmes en obtiennent moins, tout en réalisant la même tâche que leurs collègues masculins.

Le terme « tâche » est pour moi d’ailleurs assez représentatif de ce que l’individu effectue pour gagner cet argent, dont il a besoin pour survivre. Le travail, cœur palpitant de notre société, n’est pas tant apprécié pour ce qu’il apporte philosophiquement ou mentalement, mais surtout pour la rémunération dont il fait l’objet.

La « tâche » peut aussi se situer directement sur l’argent possédé, notamment lorsqu’il provient d’un travail non effectué (Pénélope Fillon, nous ne t’avons pas oubliée), ou quand sa masse augmente sans raison (certains patrons augmentant leurs salaires sans raison).

L’argent créé une volonté au sein de chaque classe sociale de monter d’un cran dans ce qu’on appelle « l’échelle sociale », certains membres des classes inférieures souhaitant acquérir un train de vie équivalent à celui de la classe moyenne etc. Mais l’argent ne fait pas tout. Si vous ne rentrez pas dans le moule de la classe que vous souhaitez intégrer, en d’autres termes si vous n’avez pas leurs us et coutumes, alors vous ne serez pas vraiment plus élevé socialement. Tout juste plus riche.

Bien sûr, vous pourrez vous permettre plus de choses, mais serez rejeté.e par la classe supérieure. Certaines catégories de populations n’ont pas ce désir de progression sociale, ni même les capacités à le faire financièrement.

L’argent permet a beaucoup de vivre, mais malheureusement, de nos jours, c’est plutôt pour survivre qu’il est recherché (et rappelons également que quand huit personnes détiennent la moitié des richesses mondiales, les employeurs.ses mettent en concurrence celles et ceux qui leur offrent leur force de travail).

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