“Easily the best I ever had” (24)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 24 : Car c’est notre projet !

Trois ans, putain. Trois ans que nos routes se sont croisées, et que je vis quelque chose d’inédit que j’ai encore du mal à appeler « l’amour ». N’étant pas amateurs des traditions débiles, pas de restaurant ou de cadeau qui de toute façon ne seront appréciés qu’en façade.

Non, nous avons préféré discuter, posément, à la maison, pour nous remémorer tous ce que l’on a vécu. Du jour de notre rencontre, en passant par la mort de ma sœur et de son père, pour en arriver à ce jour. Et une idée germe dans mon esprit depuis quelques semaines. Julien s’en doute peut-être – il a toujours eu le don de lire dans mes pensées ce con -, et qui sait, envisage la même chose que moi.

Je me lance alors :

– Eh, tu connais la Colombie ? Je serais bien tenté pour un voyage là-bas.

– Ah ? Envie de me faire cocu avec un vrai latino ? plaisante-t-il.

– J’aurais pas besoin de faire des heures de voyages pour ça mon cher. Non, j’ai juste envie de découvrir ce pays.

– Toi t’as une idée derrière la tête ou je m’y connais pas !

Touché. Bon, comment le lui annoncer ? C’est pas rien quand même. Mais il peut juste dire son hésitation et basta. Enfin, j’aime pas les silences alors je réponds :

– En fait, je me suis renseigné et la Colombie est l’un des trois pays étrangers à autoriser l’adoption par les couples homos. Et comme ici c’est la merde, je me disais qu’on pouvait tenter là-bas.

– Tu sais que t’es chou quand t’es flippé comme ça ? On dirait que tu m’annonces que t’as chopé une MST. Ecoute, c’est vrai qu’avoir un enfant c’est quelque chose dont j’ai envie, moi aussi. Nous sommes dans une situation stable, assez matures pour l’éduquer, et surtout, désireux tous les deux d’être pères. Il faudra nous préparer à des épreuves, des refus peut-être, des listes d’attente extrêmement longues… Mais c’est pour ça que je t’aime aussi, parce que quand un défi se présente à toi, tu vas jusqu’au bout. Et j’irai avec toi.

Une telle réaction venant de lui ne m’étonnait pas, mais je ne put m’empêcher de le prendre dans mes bras. La tête dans le creux de son épaule, je nous rêvais déjà en une famille heureuse, ce qui me fit le plus grand bien. Mais ce rêve, encore faut-il l’atteindre…

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