Amertume

Oui, c’est le troisième texte sur le sujet. Mais mon esprit est troublé, mon moral sapé, mes larmes intarissables. Alors je dois l’écrire.

Je dois l’écrire cette impression de déjà-vu, ces fois où la vie, en un événement, te brise intérieurement. Alors oui, à chaque fois, je me suis relevé. Mais ce poids m’écrasant se fait de plus en plus lourd, et me remettre sur pieds – littéralement – est donc plus ardu.

Je dois l’écrire, cette vision de moi, faisant face à leur mépris devant ma situation, leur expliquant avec toute ma rage qu’ils sont en train de ronger un être.

Doit être écrite aussi cette peur de l’après. Là encore, je cauchemarde en me voyant à la fac, puis rentrer chez moi, ce qui est en fait chez tout le monde (et encore) : la rue.

Je dois vous dire à quel point l’écriture de ce texte, rédigé avec tout ce que je peux ressentir là, maintenant, m’aide à ne pas craquer à nouveau. Ne rien commettre de ce qui pourrait être irréparable. L’envie ne manque pas, mais cela serait idiot. Me détruire alors que des éléments extérieurs tentent déjà de le faire serait me rendre complice de mon élimination, à petits feux.

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