“Easily the best I ever had” (21)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 21 : La plainte

Ah, que de souvenirs… Voilà que je me retrouve à nouveau à porter plainte, pas pour les mêmes faits cependant. Il y aurait pu avoir une plainte pour viol en 2018, mais étant alors étudiant – et dépressif – cela n’aurait qu’ajouté des charges trop pesantes.

Tout comme en juin 2016, j’étais accompagné et soutenu pendant cette épreuve. Des ami.e.s ont été tenu.e.s au courant de ce qu’il m’était arrivé, mais je leur avais dit de ne pas se déranger à venir, Julien serait avec moi, une aide suffisante donc.

Nous arrivons au commissariat, et un agent arrive, après que nous ayons patienté un bon quart d’heure. Il nous lance un regard mystérieux, et m’invite à le suivre pour déposer la plainte. L’ayant déjà fait – l’ambiance est presque identique à celle d’il y a plus de dix ans -, le procès-verbal a vite été rédigé. Une fois le document imprimé, il me demande :

– Au fait, le gars avec vous, c’est votre compagnon ?

– Oui, pourquoi, ça vous intéresse ? lançai-je narquois.

– Vous avez pas idée, personne le sait ici mais je suis un amateur de sexe entre mecs, surtout quand on est plusieurs.

– Et donc vous vous dites que c’est plié d’avance ? C’est pas le genre de la maison, les parties fines. On est très bien à deux, fis-je sur un ton empli de méfiance.

Il faut toutefois souligner que ce type était excitant à souhait. Plus petit que moi, un tatouage remarqué sur le cou, petit élément en plus, cheveux ébènes, yeux presque aussi sombres mais un air doux et un cul à damner un saint. Cette envie d’être dominé venant d’un flic ne me laissait pas indifférent, je pourrais lui mettre la misère tout en lui faisant prendre son pied et ce, avec mon mec.

– Votre ami ne sera peut-être pas de cet avis…

Il était plein d’espoir le bougre. En vérité, au vu de l’appétit sexuel que Julien et moi partageons, il est clair qu’il acceptera, même si nous n’avions jamais évoqué la question d’un plan à trois.

– Je lui en parlerai, mais file-moi ton numéro, m’exclamai-je avec une pointe d’autorité jouissive puisque exprimée envers un policier.

– Prenez-donc, et rappelez-moi.

L’excitation n’était même plus feinte, il exsudait le désir avec violence. Nous voilà sortis du bureau, et une fois dehors, je m’adresse à mon compagnon :

– On a quelque chose à tester ?

– Quoi, le cul sous drogue ? fit-il en riant.

– C’est plutôt nous qui serions la drogue dans ce cas précis, répondis-je.

– Fais pas le mec mystérieux, balance !

– Regarde ça, susurrai-je discrètement, comme si nous étions en plein deal de substances illicites.

– Me dis pas que l’agent t’as violé. Ça serait un comble.

– Ta gueule, c’est juste un gars hyper soumis qui a envie de se faire dominer par plusieurs types. Et on lui plaît, expliquai-je.

– Bon, tu t’occupes de la bouche. Pas question que je te vois prodiguer ta sodomie à un autre, il risquerait de devenir accro, j’me charge du cul, annonça Julien.

– Allez, on rentre et tu vas avoir droit à ton plaisir exclusif, murmurai-je en lui frôlant les fesses avec la main.

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