Je devrais me réjouir

Mais non. Comment le pourrais-je alors qu’un ami se voit refuser l’ensemble de ses masters ? Je me sens si coupable de lui avoir fait partager mon soulagement après réception du mail m’indiquant l’avis favorable à ma candidature au master de recherche en sociologie, alors que je rédigeais ce fameux premier devoir.

Quand j’ai su qu’il devrait changer de fac, j’ai pris le temps d’accepter la nouvelle, avant de me replonger dans ce partiel afin d’oublier. Oublier que cet ami qui m’aidait à supporter la fac n’y sera probablement plus. Oublier qu’il va devoir faire des démarches – encore ! – afin de trouver une fac. Mais comment oublier ? Impossible.

Egoïstement, je me suis d’abord demandé comment je ferais s’il devait ne plus se retrouver sur Nanterre. Mais l’empathie a très vite pris le dessus, et cette sensation de ne rien pouvoir faire pour lui me ronge. Tout comme cette culpabilité. Pourquoi moi et pas lui ? Il mérite ce master plus que moi. Un projet cohérent (mais pas assez pour ce jury de mes deux), des notes plus élevées que les miennes, et pourtant c’est le refus auquel il a fait face.

Alors je ne suis pas heureux, je ne vais pas célébrer mon – peut-être – futur master. Mais imaginer une amitié s’effriter, au fil du temps, à cause d’une décision injustifiée de la part des institutions.

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