“Easily the best I ever had” (19)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 19 : Promotion canapé

Nouvelle journée de travail, banale, je ne dirais pas sans intérêt, mais qui m’enivre d’ennui. C’est ce que je pensais presque à voix haute quand le directeur du centre m’interpelle :

– Eh, Jérem, tu peux venir un instant ?

– Oui boss, répondis-je.

L’entente entre le directeur et les membres du centre était plutôt bonne, l’ambiance était détendue. Et je l’imaginais déjà, cette prime que j’attendais impatiemment. Je suivais donc le patron jusqu’à l’étage supérieur, et nous entrâmes alors dans son bureau.

– Ferme la porte et assieds-toi, demanda-t-il sur un ton amical.

– Pourquoi vous m’avez appelé ? C’est pas souvent ! riai-je

– J’ai une faveur à te demander. Et je suis sûr que tu vas l’accepter.

– Vous avez l’air sûr de vous. Allez-y, dites toujours.

Soudainement, il se leva, doucement, et s’approcha de moi. Debout derrière la chaise sur laquelle j’étais installé, mais gêné, il mit une main sur mon épaule. Au moment où je voulus prononcer une phrase, il plaça fermement l’autre main sur ma bouche, et me murmura à l’oreille : « Tu fermes ta gueule et t’obéis. Sinon, c’est la porte, pigé ? ».

La pression sur mon épaule se faisant plus forte, je tentai néanmoins de me lever, avec succès. Le directeur n’apprécia pas vraiment et me décochait une droite dont la violence me rappelait de biens mauvais souvenirs.

– Ah alors on me résiste ? Putain j’adore ça. C’est encore plus bon quand ils se rebellent, s’exclama ce connard avec un rictus bourré de satisfaction.

A terre, je le vis dégrafer son pantalon, avec précipitation. Il bandait comme jamais, et je vis à travers son boxer un membre gonflé et large. Si je n’étais pas en couple – et si la situation n’était pas celle dans laquelle je me trouvais -, j’aurais pu lui procurer ce plaisir. Mais de plaisir il n’était pas question ici. Enfin peut-être de son côté. Il me prit par le col et me força à me tenir sur les genoux, et s’exclama en me fixant d’un air sombre :

– Allez, ouvre bieeeen grand. Et t’avise pas à désobéir. Sauf si t’aimes les poings, et pas seulement dans la gueule.

« C’est qu’un sale moment à passer », pensais-je. Alors, à contrecœur, je m’exécutai. Il fit entrer son pieu d’un violent coup de hanche, jusqu’au fond de ma gorge. Lorsqu’il atteignit la glotte, le type se mit à râler : « Putain, c’est vraiment le pied… T’as pas l’air comme ça, mais t’es une vraie chienne ! Allez, dis que tu l’aimes ! ».

Ah, l’amour des hommes pour leurs pénis, cette volonté de gonfler leur égo en écoutant des compliments sur ces objets… Je ne sais pas s’il y a une meilleure traduction du manque de confiance dans ses performances au lit. Je me refusai à vanter cette chose que j’avais dans la bouche, et ma rage augmentant, je réussis à la déloger, puis me relevant, je le frappai avec toute la puissance que mes nerfs peuvent m’apporter.

Je fonçai hors du centre, ne prêtant pas attention aux regards effarés de mes collègues, certains s’étouffant avec leur gorgée de café en me voyant débouler la gueule ensanglantée. Je n’avais besoin que d’une chose : rentrer, tout raconter à Julien, et porter plainte. Peut-être baiser avec lui avant. Pour me calmer. Et coucher avec quelqu’un que j’aime, pour oublier…

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