“Easily the best I ever had” (15)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 15 : Nouveau(x) départ(s)

Cette chambre pue le moisi, la sueur – ou bien les larmes de désespoir de mes prédécesseurs ? – et la mort mais j’ai pu y nouer des relations amicales, que je savais éphémères. En effet, après un procès intense pendant lequel Julien, sorti de l’hôpital dans un état bien étonnant (étonnant signifie ici bon) pour la courte durée de son séjour, a plaidé avec une passion démesurée, ce qui avait d’ailleurs éveillé mon excitation, remplaçant alors la morosité ambiante dans mon être. Cela a eu pour effet de me faire subir une peine plutôt clémente, de quatre mois de prison fermes. Mon bon comportement pendant le séjour a entrainé une réduction de peine, j’allais donc sortir dans deux semaines.

(…)

Les deux semaines ont passé, je sors avec une certaine nostalgie mais sans cacher ma joie de retrouver la liberté. Puisque l’on parle de joie, parlons de mon homme. Il en était la personnification même, et voir ses beaux yeux briller de bonheur me faisait un bien fou. Apparemment, le soir après mon embarquement par les flics, il aurait fait un malaise à l’hôpital, et n’aurait repris connaissance que quelques heures plus tard.

– Tu vas pas pleurer non plus, hein ? Moi qui pensais sortir avec un mec viril… le narguai-je.

– Au vu des deux bonnes nouvelles de la journée, y’a des chances ! s’exclama-t-il en me lançant un coup de poing en plein bide.

– Eh oh, il se calme monsieur le maître là, répondis-je avec un coup de poing sur le torse, excuse pour le sentir après des semaines sans son contact. Au fait, comment ça « deux bonnes nouvelles » ? J’en vois aucune perso.

– Moi qui croyais que la prison allait te rendre moins con, c’est pas de bol… Bref, c’est ma sœur ! Tu te souviens, quand je t’ai rendu visite la dernière fois ? J’ai suivi ton conseil, appelé l’assistante sociale dont tu m’as parlé et on lui aurait trouvé un internat pour poursuivre ses études sereinement.

– C’est vraiment génial ! J’étais vraiment inquiet pour elle, je suis sûr qu’elle prendra ses marques rapidement et qu’elle repartira sur de bonnes bases, fis-je avant de le prendre dans mes bras (il venait de fondre en larmes). Bon, faudrait qu’on pense à rentrer.

J’étais vraiment soulagé pour sa sœur, mais envahi par la joie de le revoir en vie, et en pleine forme. Je m’étais fait beaucoup de scénarios, imaginant soit sa mort, soit une séparation due à une peine de prison trop lourde à supporter pour lui. Mais il était encore là, ma peine avait été légère et il avait donc pu m’attendre.

Nous étions sur le pas de la porte, et après l’avoir traversé, je sens comme une tension. Je regarde Julien, et c’est bien ce que je pensais. Lui aussi, repense à cette scène. Son père déboulant alors que nous venions de faire l’amour, et le criblant de trois balles avant de se suicider… Et moi qui ai pris quatre mois moins quelques semaines, pour n’avoir rien fait. Mais nous n’avons pas réussi à prouver mon innocence, nos deux ADN, à lui et moi, se trouvant sur l’arme, les jurés ont dû penser que je n’étais qu’un amoureux transi.

– On part d’ici, m’exclamai-je.

– Mais…

– On a les moyens financiers, pas d’enfants, on aura aucun problème à trouver. Et j’en peux plus de cet endroit, de ce qu’il m’inspire maintenant. Ça ne pourra nous faire que du bien. Oui, ça prendra du temps, mais on va partir.

– Tu veux aller où ? Et t’as pensé à nos boulots ? s’inquiétait mon cher et tendre.

– C’est bien pour ça que je t’ai dit que ça se ferait pas en deux claquements de doigts. Mais on aura le temps de voir tout ça, allez, je te promets que nous ne regretterons pas cette décision.

– Tu sais, je me suis attaché à cet endroit. C’est ici que tout est né, entre nous. Cet appartement représente ma résurrection, après que mon père m’ait agressé. On y a vécu des choses passionnantes, des émotions assez fortes… Alors ça sera dur de le quitter. Mais deux ans ici tous les deux, c’est déjà bien. Et il y a un côté excitant dans le fait d’opérer un tournant dans sa vie. Alors si je peux le faire avec toi…

Il s’était rapproché de moi pendant qu’il prononçait cette dernière phrase, pour mieux m’embrasser à pleine bouche, tout en caressant cette protubérance qu’il aime tant. Je me mets à caresser la sienne, avant que nous nous retrouvions enlacés sur le canapé, à dégrafer nos jeans, afin de libérer nos pulsions et nos sexes qui n’attendaient que d’être pris en main, au minimum. Mon premier orgasme depuis ma sortie de prison arriva au bout de dix minutes de masturbation, ce qui fit rire mon partenaire.

– J’me demande bien qui a fait tomber la savonnette sous la douche. Tu t’es pas vidé une seule fois ?

– L’ambiance y prêtait pas vraiment. Et puis bon, quand on a ça à baiser, on en devient exigeant j’imagine, lançai-je en le dévisageant. Et puis de toute façon j’suis claqué, j’allais pas m’éterniser. Bon, à toi.

Je me mis à faire des mouvements de plus en plus rapides de la main gauche, tout en caressant ses testicules de l’autre, en même temps que je lui embrassait le cou. Cela ne l’a pas fait tenir cinq minutes de plus, et épuisé, il nous essuya avec la langue.

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