“Easily the best I ever had” (14)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 14 : Un père

« Il a failli me tuer. ». C’est la première phrase qui est sorti de la bouche de Julien, une fois réveillé et conscient de sa présence aux urgences…

[20h plus tôt]

Il était 3 heures du matin, lui et moi étions en pleine séance de démonstration de notre amour mutuel, quand soudain, la sonnerie retentit. Je m’habille en hâte, demande à Julien de rester dans la chambre, et me rend devant la porte. A travers le judas, un visage masculin que je ne reconnais pas. Je lui demande donc ce qu’il nous veut, à une heure pareille. Il m’ordonne alors d’ouvrir, et place un flingue en face du seul point me permettant d’avoir une vue sur ce qu’il se passait à l’extérieur de l’appartement.

J’ouvre alors, contraint, et il en profite pour foncer dans la chambre, en deux temps trois mouvements. Il aperçoit celui que je réalise être son fils, et pointe l’arme en face de ses yeux. Puis s’adresse à lui ainsi :

– Comment elle va ta sœur ?

Julien, tétanisé, ne répond pas.

– Tu vois tout ça là, fit-il en montrant les blessures lui parcourant le corps, eh ben c’est ta connasse de frangine qui l’a fait. Comment j’ai pu créer deux spermatozoïdes pareils ? Comment ils ont pu gagner le marathon de la vie ? Ça me dégoûte. C’est pour ça que j’suis là tu vois. Pour que la vie, toi et ton pédé, vous oubliiez ce que c’est.

Le sang glacé par un tel discours, je me reprends. Il est hors de question qu’il lui arrive quoique ce soit. Ma génitrice m’a toujours dit que la rage suffisait pour faire des ravages. J’en ai eu la preuve ce soir là. Je me jette sur le père, qui tombe à terre, tente de saisir l’arme au sol également, y parvient et ordonne à Julien de déguerpir, ce dernier s’exécuta. Mais j’ai eu un moment d’absence, dont a profité son géniteur pour se relever, reprendre le pistolet et tirer trois balles dans le dos de son fils. Julien s’écroule, je frappe le père d’une droite, ce dernier s’écroule et je me permets de lui reprendre l’arme :

– Tu dégages ou tu crèves, lui lançai-je avec un regard empli de haine.

– J’ai droit à l’appel à un ami ? demanda-t-il, semblant se foutre de la situation.

Je lui adressai alors trois coups de pieds sur le crâne, il comprit alors qu’il ne valait mieux pas jouer à ce jeu avec moi. Son père inconscient, je me précipite auprès de mon compagnon pour vérifier son état. Son pouls est faible, j’appelle immédiatement le SAMU (qui fait preuve d’un professionnalisme bienvenu). Ils arrivent au bout de dix minutes, pendant lesquelles je me suis assuré que Julien était encore conscient. Mais au moment de l’arrivée des secours, deux choses sont constatées. Le père est mort, deux impacts de balles en plein cœur et Julien a perdu connaissance.

Tous ces éléments me firent tourner la tête. A quel moment le père s’est-il saisi du flingue ? Comment se fait-il que je n’ai rien entendu ? L’attention que je portais à mon aimé ? Bref, les deux sont emmenés aux urgences, moi accompagnant Julien.

[Fin du flashback]

« Mais il est mort maintenant. ». Tu n’as plus rien à craindre mon ange. Repose-toi.

– C’est quoi ces flics autour de toi ? Je…

– Chuuut, dors, mon amour. Ce n’est qu’une erreur, tout sera vite réglé.

– Je t’aime. Reviens-moi vite, s’exclama Julien, la respiration encore saccadée.

– Suivez-nous monsieur, m’ordonna un flic.

– Très bien. Je t’aime mon amour. A très bientôt. Ménage toi. A très bientôt.

Ou pas… Ou pas.

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