“Easily the best I ever had” (10)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 10 : Impensable impunité

C’est un jour morne que je vis aujourd’hui, en compagnie de Julien. Il m’a en effet convaincu de me rendre aux funérailles de ma sœur, auxquelles je ne m’attendais pas à trouver celle qui l’a tuée. Au moment où mon regard se pose sur elle, je manque de m’évanouir. Mon compagnon ne comprend pas mon état, mais il lui faut à peine quelques secondes pour comprendre. Il tente de me rassurer, en insistant sur le fait que tout irait bien, qu’elle ne pourrait rien faire.

Mais là n’était pas le problème… Pourquoi était-elle là ? N’avait-elle pas été arrêtée ? Notre confrontation n’a donc servi à rien ? Ressasser tous ces souvenirs, ravaler mes larmes devant les flics pendant que je raconte les sévices subis pendant l’enfance, et leur dire que ma sœur était la seule personne à savoir, à avoir vu tout ça… Comment ont-ils pu la relâcher ? J’allais craquer, il fallait que nous partions, et vite.

– Je vais la buter, faut qu’on se barre d’ici, murmurai-je à Julien.

– On va devant le cercueil avant ?

– Ouais, je vais m’excuser auprès d’elle. Mais si elle avait été là, elle aurait compris ma réaction. Et je sais qu’avec des si…

Nous nous rendons alors devant le cercueil, je lui dis au revoir, pardon et surtout merci pour ce soutien indéfectible qu’elle m’a apporté tout au long de ces années. C’est alors que ma génitrice approche, en me susurrant à l’oreille :

– Alors, surpris ? Mon pauvre… Ta plainte d’il y a quelques années a servi à rien, et même quand je tue ta sœur, il m’arrive que dalle. C’est qu’on a la poisse dis moi. Allez, va donc avec ton pédé là, et essaye même plus de me foutre en taule, épargne toi cette peine. Quoique, non, vas-y, épuise toi à la tâche. Tu craqueras avant moi.

Pris par un accès de rage, je la prends par le cou, et l’étrangle devant l’assistance. Julien accourt pour me calmer, et elle se permet de lui balancer :

– Dommage que tu sois une tarlouze, tu m’plais bien.

Ignorant cette provocation, nous quittons la salle, mes mains tremblant encore de rage. Julien s’en aperçoit et me prend par l’épaule :

– T’aurais pu mal finir mon chat. Je sais que c’est dur, mais c’est tout ce qu’elle veut, que tu craques. Sauf que t’as des amis et tu m’as moi aussi. Elle a qui elle ? A part mon père ? Personne.

– Et à travers ton père, une influence sur la police. Cette enquête sera au point mort et jamais justice ne sera rendue à ma sœur. Je ne peux pas l’accepter.

– On va la traîner au tribunal, j’y mettrai un point d’honneur. Je refuse de la voir encore dehors après ça, et même après ce qu’elle t’as fait endurer. Un être pareil ne peut rester dans la nature, sans rendre compte de ses actes.

Une fois rentrés chez moi, il m’embrasse, tendrement. Nous nous caressons, mais ça n’ira pas plus loin, et il le sait. Habitué à mon insatiable appétit sexuel, il sait que cette journée m’a complètement anéanti, et que de ses bras j’ai uniquement besoin. Pour oublier, et m’échapper…

« Free me, free me, free me from this world. I don’t belong here, it was a mistake imprisoning my soul »

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