« Easily the best I ever had » (9)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 9 : Une épreuve de plus à affronter

Il est onze heures, je suis à la barre, pendant que Julien fait sa plaidoirie. Sa douce voix me fait oublier que je suis jugé pour homicide volontaire sur ma génitrice, assassinée de 3 tirs dans le crâne, là où elle disait toujours qu’elle viserait si elle voulait mettre fin à ses jours, ce que j’ai fait. Parce qu’elle m’a enlevé ma frangine, je ne sais encore comment. Mais elle n’est pas au tribunal, non. C’est moi, qui, envahi par des pulsions de rage, me suis procuré cette arme, sans en dire mot à mon compagnon. Moi qui me suis rendu à son domicile, où j’ai vu, incrédule, le cadavre de Margaux, qui devait traîner depuis quelques jours déjà. « La victime » était accompagnée du père de Julien, son nouveau conjoint. J’aurais pu le tuer lui aussi, car peut-être est-il impliqué dans ce drame.                 Mais non, je l’ai laissé sauf, et sans réaction lorsque j’ai pointé l’arme en face de moi. Celle qui allait recevoir le coup fatal n’a pas réagi non plus, comme en léthargie, en attente qu’enfin ce jour arrive. Et aujourd’hui je suis condamné à…

Au moment où la présidente du tribunal allait exprimer la sentence qui m’attendait, Julien me réveille, paniqué :

– Tu vas bien ? Répond-moi !

– Qu’est-ce que… J’suis où là ? demandai-je, embrumé par ce réveil brutal, quoique moins que ce dont il m’a sorti.

– Dans ton lit, avec ton mec, et tu t’agitais partout dans le lit, j’me suis même ramassé par terre, fais gaffe la prochaine fois que tu me trompes dans tes rêves érotiques, s’exclama-t-il en riant et m’embrassant.

– J’aurais encore préféré t’être infidèle, crois-moi…

– Raconte-moi tout, je te sens chamboulé, et avec ce qu’il s’est passé…

– Arrête, je veux plus en entendre parler. Sa mort est déjà trop lourde à porter, elle me manquera tellement. Celle qui nous a mis au monde doit payer.

– Je te connais et c’est non. J’ai pas envie d’avoir à te défendre dans cette affaire si elle venait à se présenter à moi.

A ces mots, je mets à frissonner, ce qui ne passe pas inaperçu auprès des yeux de mon cher et tendre.

– Me dis pas que t’as rêvé que tu tuais ta… ?

– Bingo champion, pour la peine…

Je le prends alors avec force par les bras et le plaque contre le mur devant le lit, tout en le gardant face à moi. Je l’embrasse fougueusement et lui murmure :

– Désolé, mais tu vas devoir encaisser ce matin.

– T’inquiète, je commence à être habitué, répond-t-il, comme pour me pousser à me dépasser.

Ce que je ne manquai pas de faire. Il a eu droit à une sodomie digne de mes plus grands jours, j’étais comme galvanisé par ces pulsions de rage qui m’habitaient. Je le mitraillais littéralement, et il tenait le choc, en en demandant encore plus. Au bout de vingt minutes, je le jette sur le lit, et allongé sur le dos, il soulève ses jambes, et c’est reparti pour un tour. Nos corps suent, le mien exsude cette colère froide, mais est pris par un foudroyant désir, désir de lui, de cet homme, de tout son être. Nous hurlons tels des bêtes, exprimons notre animalité de la plus sensuelle et bestiale des manières. Je m’empare de son pénis nervuré, le masturbe et cela le fait instantanément éjaculer et crier avec force, sa semence giclant jusqu’à son cou. Je n’étais pas loin de l’extase, alors je me retire. Mais mon partenaire ne l’entends pas de cette oreille.

– Jouis en moi, je le veux.

– Et si je ne veux pas ? répliquai-je avec malice

– Eh bien…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que je l’inondai de mon sperme, son visage étant désormais couvert de ce nectar testostéroné. J’en profitai pour en lécher l’ensemble, et en partager une partie avec Julien.

– Pas si mal la faciale en fait, allez avoue que t’as aimé, le provoquai-je.

– Ta gueule, heureusement que j’suis épuisé sinon je t’aurais mis la misère.

– Rêve mon grand, rêve. Allez, t’as quelque chose à nettoyer je crois, lui dis-je en indiquant explicitement mon membre.

Après ces ébats, les plus fougueux que nous ayons connus, nous allons nous laver. Cela a beau faire deux semaines que nous avons découvert cette photo, revivre cette scène presque à tous points similaire me pince toujours le coeur, sûrement à l’aide d’un sécateur, au vu de la douleur. La douche passée, nous évoquons les funérailles de ma soeur. Il veut y aller, moi pas. Aller dans un cimetière pour réaliser que j’ai perdu les deux autres membres de la fratrie ? Hors de question ! Lui pense que ça me ferait du bien de lui « dire au revoir ». « Elle aurait trouvé ça ridicule, elle savait que mon amour pour elle était et restera inconditionnel », m’exclamai-je, au bord des larmes.

Concernant le volet judiciaire, le vrai cette fois, nous sommes allés porter plainte, contre les deux individus, ma génitrice pour homicide volontaire – sur lequel je veux absolument que lumière soit faite – et le géniteur de Julien, pour non assistance à personne en danger. Les procédures sont en cours, nous ne pouvons qu’attendre, en vivant notre amour, malgré cette épreuve qui me marquera, et qui fera probablement de moi un poids plus lourd à porter pour celui que j’aime… Et comme le dit si bien Florence Welch :

« My love’s an iron ball, wrapped around your anklets over the waterfall »

Florence + The Machine – « Heavy In Your Arms »

Chapitre précédent

Chapitre suivant

Premier chapitre

2 réflexions au sujet de « « Easily the best I ever had » (9) »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s