Article d’un étudiant dans un journal (5)

Muse : du rock pas comme les autres

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Ils sont trois : Matthew Bellamy au chant, à la guitare mais aussi au piano (et même à l’orgue dans Megalomania), Christopher Wolstenholme à la basse, au chant et chœurs (et à l’harmonica, lors de l’intro en live de Knights or Cydonia, reprise du fameux Man with a Harmonica d’Ennio Morricone) et Dominic Howard, à la batterie et aux percussions, plus fréquemment appelés Matt, Chris et Dom par les fans.

Ces trois potes originaires de Teignmouth en Angleterre forment le (meilleur) groupe de rock Muse, qui s’appelait à ses débuts en 1992 Gothic Plague, puis Rocket Baby Dolls en 1994. Le nom « Muse » a été trouvé après la victoire à un Battle of the Bands la même année, nom facile à retenir selon les membres du groupe et qui serait inspiré d’une légende de Teignmouth. Leur discographie se compose de 7 albums studio : Showbiz (1999), Origin of Symmetry (2001), Absolution (2003), Black Holes and Revelations (2006), The Resistance (2009), The 2nd Law (2012) et Drones (2015).

Muse est un groupe de rock alternatif, l’une des nombreuses branches du rock, qui se distingue par l’utilisation d’instruments originaux et un mélange des genres. De nombreux exemples peuvent être cités comme le solo de clarinette dans I Belong To You [+Mon Cœur s’ouvre A Ta Voix], chanson issue du cinquième album. Celle-ci est d’ailleurs composée d’une partie où Bellamy reprend l’opéra Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns, en français, avec une prononciation (presque) parfaite, dont Matt s’excusera avec humour en interview. Parmi les autres exemples notables de l’originalité et la virtuosité de Bellamy, on peut évoquer l’utilisation d’une guitare à 7 cordes par Matthew dans les chansons Citizen Erased (Origin of Symmetry) et The Globalist (Drones), la symphonie, Exogenesis, la symphonie qu’il a écrite et qui conclut l’album The Resistance ou encore le morceau Drones, issu de l’album éponyme, et a capella, dans lequel le chanteur a superposé plusieurs couches de voix. C’est par ailleurs une reprise de Sanctus & Benedictus, chant religieux, avec paroles modifiées.

Cet exemple montre ce qui fait pour moi l’intérêt d’écouter Muse. Matthew Bellamy est un touche-à-tout, qui va piocher un peu partout son inspiration. Ses textes font toujours mouche, ou presque, qu’ils parlent de rébellion, de religion ou d’amour. La seule chanson du groupe dont les paroles me laissent sur la fait est Neutron Star Collision (Love Is Forever), écrite par Matt après une rupture et figurant sur la bande-son du troisième volet de la saga Twilight. La niaiserie des paroles est décevante venant de Bellamy, et « l’effet Twilight » n’arrange rien. Ce morceau a le mérite d’avoir fait connaître le groupe auprès d’un public qui ne l’écoutait pas forcément (entendons-nous bien, je ne suis pas en train de sous-entendre que l’on ne peut aimer le rock si on aime cette saga).

Pour conclure, parce que je pourrai en parler pendant des heures, Muse est un groupe très éclectique qui va toujours plus loin pour surprendre ses fans (et ceux qui pourraient le devenir). Pour illustrer cela, Matthew Bellamy a récemment évoqué la possibilité de rapper sur le prochain album, preuve que nous n’avons pas encore tout vu avec ces trois là !

(Article rédigé en avril 2017)

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