“Easily the best I ever had” (7)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 7 : « Ils » refont surface

Ça y est, nous nous aimions, c’était dit. Il en aura fallu du temps, mais ça y est, à 29 ans, je crois que je l’ai trouvé. Actuellement, nous nous trouvons justement allongés, un matin, sur mon lit. Qu’il est désirable, son corps ainsi offert par les draps se retrouvant à ses pieds. Il me prend une envie soudaine de le caresser, et de lui procurer un réveil des plus agréables.

Je m’exécute alors, ce qui lui fait entrouvrir les yeux. Mais je perçois cette lueur d’excitation qui m’invite à poursuivre mon œuvre, je ne me laisse donc pas prier. Il referme les yeux, bras croisés derrière la tête, et savoure ce moment. Je m’arrête, et viens coller mes lèvres contre les siennes. Mon érection grandissant, nous décidons de nous satisfaire mutuellement, pendant une vingtaine de minutes, avant que nos pénis ne se mettent à vibrer, nos muscles à se tendre, et nos semences à marquer les draps.

Le moment de la douche passé, nous sortons propres comme des sous neufs et rassasiés sexuellement. Pendant le petit-déjeuner, que nous avons préparé ensemble, nous discutons de la recherche de son nouveau chez lui.

J’entame la conversation en lui disant que ça n’était peut-être plus très utile, ce à quoi il rétorqua : « Alors ça y est, te voilà prêt à la mise en couple et à son installation physique ? ». Il avait visé juste, ça m’effraie de le dire, mais il avait raison. Je le voulais ici, chez moi, tout le temps qu’il faudra. Il se rend compte de mon absence, et me réveille :

– J’ai raison pas vrai ?

– Ouais. Mais c’est pas facile pour moi, me dire que nous formons un couple c’est déjà énorme à supporter mais alors le fait qu’en plus de ça on habite ensemble, ça me perturbe un peu, même si je te veux ici, c’est vrai. J’ai besoin de toi.

– Allez, viens dans mes bras va ! (Je me love contre lui). En tout cas, on peut dire que t’as laissé partir tes inhibitions en ce qui concerne l’amour j’ai l’impression, s’exclama-t-il en riant.

La référence à la chanson « Easily » était claire (« Let your inhibitions go »), même s’il est ici plutôt question d’amour.

– C’est parce que j’ai étrangement confiance en toi, c’est tout. Je m’ouvre plus facilement aux gens à qui je sais que je peux tout dire.

– Quel trésor que ta confiance, me dit-il, avec une pointe de sarcasme, ce qui me fit lui frapper doucement le torse.

Ce moment de complicité est interrompu par la sonnerie de mon téléphone, et le numéro qui apparaît me donne des frissons. Je raccroche immédiatement, et ressent des nausées, qui se traduisent vite par le petit-déjeuner rendu dans les toilettes. Mon teint blême inquiète Julien, qui me demande ce qui a bien pu se passer.

J’hésite à lui répondre, pour ne pas le préoccuper :

– C’est rien, un numéro d’un ex…

– Celui qui t’as violé ?

Voyant que mon mensonge allait provoquer d’autres troubles dans mon esprit, je me lance :

– C’est le numéro de ma génitrice qui s’est affiché sur l’écran…

– T’es sûr ? Elle a peut-être plus le même.

– Sûr et certain. Ma sœur me l’a confirmé il y a pas longtemps.

– Elle ne t’avait jamais recontacté avant ?

– Non, et ce qui m’inquiète c’est comment elle a obtenu mon numéro. Elle était pas censée l’avoir…

– Ta sœur aurait fait ça ? me demanda-t-il, perplexe.

– Margaux ? Jamais ! Depuis qu’elle est partie, elle ne l’a plus jamais revue et ne lui a plus reparlé.

– Comment peux-tu en être…

– Arrête ! Elle ferait jamais ça ! m’emportai-je.

– Pardon, je sais que vous vous aimez beaucoup, mais c’est juste que ça m’inquiète. Je sais qu’elle a toujours ce don de te faire peur, même 10 ans après être parti…

Cette engueulade terminée, c’est au tour de son portable de sonner. Il décroche, et se met à trembler avant même d’avoir pu prononcer le moindre mot. Il laisse tomber le téléphone sur le canapé, et se colle à moi en se mettant à fondre en larmes.

– Ton… père ?

– Il sait où j’habite. C’est lui qui a appelé, il m’a menacé de venir nous buter. J’ai peur, Jérem, j’ai peur. Il faut que je parte d’ici…

– Jamais de la vie. Que « nous » partions…

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