Epilepsie et traumatisme

C’est après avoir vu la story Instagram d’un auteur (qui parlait en tant que citoyen) que j’ai décidé de parler de cette maladie, du moins sous la forme que je connais le mieux, c’est-à-dire les crises qui se produisent au moment où deux neurones s’entrechoquent, et dont le contact déclenche un cri terrible, des convulsions, l’individu qui se met à baver et sa vessie à se vider. Tout ça avec en plus une jolie perte de mémoire (courte) après la perte de conscience pendant une bonne vingtaine de minutes.

La première fois que j’ai assisté à ce terrible spectacle, je devais avoir quoi, 6-7 ans, par là. Je vous avoue avoir oublié le contexte, peut-être était-ce au petit déjeuner, mais je me souviens avoir vu ma génitrice arrêter tout mouvement, avoir une absence, signe avant-coureur de la crise à venir. La première fois, évidemment, ma sœur et moi ne savions pas que cet événement allait se dérouler. Alors quand elle s’est mise à hurler, à convulser et à tomber de sa chaise, nous avons fui dans notre chambre.

Ceci est un comportement dangereux, car laisser une personne en pleine crise sans s’assurer qu’elle ne se blessera pas peut avoir de lourdes conséquences. Mais nous étions enfants, ses enfants, et ces scènes nous terrorisaient toujours autant. Je crois que c’est surtout son visage qui me glaçait le sang. Comme si elle avait été possédée et que jamais elle ne reviendrait. Mais elle revenait, toujours, et nous lui disions toujours : « T’as encore fait une crise », puis elle regardait son pantalon humidifié par l’urine, comme pour s’en assurer.

Je ne sais pas si elle en fait encore aujourd’hui, mais je dois dire une chose. Son traitement, elle a arrêté de le prendre car elle considérait qu’il ne fonctionnait pas. Je ne jugerai pas cette décision, mais elle faisait tout de même moins de crises avant l’arrêt de la prise de médicaments. Mais surtout, surtout, une personne épileptique a beaucoup plus de chances de faire des crises si elle boit et/ou est stressée. Or, j’en ai déjà parlé, ma mère buvait et boit encore. Et bizarrement, plus elle consommait, plus il y avait de chances pour qu’on entende ce cri tout droit sorti des enfers le matin, au réveil…

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