“Easily the best I ever had” (5)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 5 : Sentiments grandissants

Héberger Julien n’était en soi pas un problème, au contraire. Je sentais qu’il était possible qu’avec lui, je puisse m’épanouir et envisager une relation à long terme. De l’autre, cela m’effrayait. Suis-je un bon parti ? Serait-il heureux à mes côtés ? Être père est-il envisageable, au vu de mon passé, même si j’essaie de tout faire pour ne pas reproduire les erreurs que celle qui m’a mis au monde a faites ?

Je réfléchissais à toutes ces interrogations quand Julien m’interpella soudainement, d’un ton rieur :

– Eh, tu penses à qui comme ça ? T’as l’air triste, pensif. Me dis pas que tu penses à celle qui ne sera pas socialement ma belle-mère si on se retrouvait en couple ! me dit-il avec décomplexion en riant.

– Non, non pas du tout, t’inquiètes. Je me remettais juste en question.

– Par rapport à ?

– Rien de méchant, t’en fais pas, oublie.

– Arrête de jouer au mec mystérieux comme ça, ça m’excite.

– D’une je fais ce que je veux. De deux…

Je plaçai alors ostensiblement ma main sur mon sexe, et il comprit illico le message. Malgré le moment intense passé il y a environ une heure, j’avais encore envie de lui, de ses lèvres. Alors il entreprit à nouveau une de ces fellations dont il est un véritable virtuose. Nos regards se croisant, je vis ses yeux briller de désir, les miens devant sans doute être dans le même état.

C’est alors que, de sa position accroupie, je le fis se relever et nous nous plaçons tête-bêche, afin que ce plaisir buccal soit partagé. Nous râlons et gémissons en symbiose, et je le surprends en le fessant, une puis deux, puis trois fois. A ce moment-là, il stoppa sa fellation et me dit : « Occupe-toi de lui », en me montrant son anus. Depuis le temps que je rêvais de le titiller… Je sors très vite de mes rêveries et commence à lui embrasser chaque fesse, à l’endroit où l’impact de mes mains avait laissé une trace rougeâtre. Puis je les lui écarte, avant de lécher cette raie imberbe (bel avantage, car bien plus agréable selon moi) avec fougue.

C’était la première fois pour lui, j’avais déjà eu l’occasion de pratiquer l’annulingus. Alors je m’appliquais à lui faire aimer ça, pour qu’à l’avenir peut-être il souhaite retenter l’expérience. Je fourrais ma langue de plus en plus loin dans son antre, et agitais ma langue de plus en plus vite. N’en pouvant plus de plaisir, il me demanda d’arrêter. Mais pas totalement. En effet, maintenant, c’était un doigt qu’il voulait. Il avait refusé lors de notre premier rapport que je touche à cette zone, ce que je pris comme une marque de confiance assez flatteuse.

Je m’exécute donc, en faisant très attention, malgré la lubrification due au traitement que je lui avait prodigué quelques secondes auparavant. J’entrais l’index, tout doucement, ce qui le fit geindre :

– Tu veux que j’arrête ? Lui demandai-je.

– Surtout pas, continue… me dit-il en haletant.

Je poursuivis donc mon exploration, en tournant mon doigt, et en titillant sa prostate. Au moment du contact avec cette dernière, il se mit à émettre un râle puissant, tout en déversant sur le canapé sur lequel nous nous trouvions une quantité plutôt impressionnante de sperme.

– Heureusement que j’avais mis un drap, m’exclamai-je, faussement blasé, ce qui le fit rire.

Il était épuisé, nous nous allongeâmes alors, sa tête sur mon épaule. Pendant que je lui caresse les cheveux, il promène ses doigts sur mon buste, nous nous regardons longuement, puis nous embrassons, en nous prenant l’arrière du crâne comme pour dire « Tu m’appartiens ».

C’est alors que vint la question qui m’embête toujours un peu quand un homme me prend par l’arrière de la tête pour m’embrasser : « C’est quoi cette bosse, là ? ». Je ne lui avais pas parlé de mon opération, ce que je me devais donc de faire, au vu de la situation. Je me relevai un peu, avant de lui dire :

– Quand je n’étais encore qu’un nourrisson, on m’a diagnostiqué une hydrocéphalie. Il a donc fallu que l’on m’installe ce « tube », que tu as sans doute remarqué en me voyant nu, qui a permis que le liquide céphalo-rachidien excédentaire puisse dégager de mon crâne et laisser respirer, c’est le cas de le dire, mon cerveau.

– C’était donc ça, cette chose que tu ne reprocheras jamais à ta génitrice. Cette opération… Ça te donne un charme je trouve, souria-t-il, avant de me demander si c’était encore utile.

– J’en ai aucune idée à vrai dire, normalement il faut être suivi régulièrement quand on est grand prématuré, mais ça n’a pas été le cas. Donc aucun moyen de savoir si j’en ai encore besoin. Mais elle me définit en tant qu’individu, elle est une trace de mon histoire, alors j’aurais du mal à m’en séparer. Et je déteste l’hôpital de toute façon, dis-je en riant.

Il caressa alors avec insistance cette bosse, et j’avais l’impression d’être comme protégé par lui. C’est pour cette raison que je me mis à le fixer profondément, gravement, comme si j’allais lui annoncer une nouvelle des plus dramatiques, alors que je lui lançai un simple mais lourd de sens : « Je t’aime ».

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