“Easily the best I ever had” (4)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 4 : Passés troubles

– Tu peux tout me dire, mais prends ton temps. Je sens que tu en as besoin, murmurai-je après ce baiser inattendu, même pour moi.

– Si tu m’as vu dans un état aussi alarmant hier, c’est pour une raison qui l’est tout autant. Tu vois, mon père est commissaire. En 2018, il a tué ma mère avec son arme de fonction pendant une dispute. Et quand j’ai entendu le tir, j’écoutais…

– « Easily » ?

– Exact. Il a appuyé sur la détente au moment où Matt chante « Easily, the best I ever had ». Les années qui ont suivi, jusqu’à maintenant, je vivais donc seul, avec lui. Il n’y a pas eu d’enquête, pas de témoin, à part moi. C’est pour ça qu’il a commencé à avoir sur moi une emprise et physique et psychologique. J’étais frappé et violé quotidiennement. Il me disait que ma mère refusait et résistait, que ça lui faisait du bien de pouvoir satisfaire ses désirs salaces. J’ai donc voulu aller porter plainte avec un ami, avec sa voiture. Mais mon père nous a rattrapés, il a forcé mon ami à partir et m’a frappé comme jamais il ne l’avait fait. Et il m’a laissé sur le bas-côté, au lieu de me ramener chez nous, ce qui en soi, n’est pas plus mal mais…

– Mais tu n’as nulle part où aller… Je peux te proposer de rester, on cherchera un appart’ pas trop cher où tu pourrais vivre. Tu fais quoi dans la vie ?

– Avocat spécialisé dans la délinquance des mineurs, je fais tout pour les défendre, je sais ce que c’est d’être un jeune perturbé. D’ailleurs, le fait que tu bosses à la PJJ en tant qu’éduc spé m’a fait réagir, on a affaire aux mêmes personnes au quotidien. Ah et j’ai 27 ans. D’autres questions ?

– Ça va aller, tu t’es déjà bien confié. Ah et par rapport à ce qu’il s’est passé hier et tout à l’heure… Je veux pas aller trop vite ou quoi. Tu me plais énormément, mais je sais pas si je suis prêt à la mise en couple. On verra au feeling, qui certes pour l’instant passe bien.

– Je t’avoue que tu m’attires beaucoup aussi. Et j’aimerais te connaître plus. Je me souviens t’avoir posé des tas de questions sur ta vie actuelle, mais de quoi ton passé est constitué très cher ?

– D’une mère toxique à souhait, d’un père absent pour ses enfants – j’ai une petite soeur mais j’ai aussi perdu mon petit frère -, d’un climat familial qui ne mérite pas ce nom tant la violence en était le principal élément. Ma mère a failli me détruire, elle avait une emprise folle sur moi, un peu comme ton père mais sans raison particulière. Ça n’allait pas jusqu’au viol, mais j’étais frappé et énormément rabaissé. Elle a été celle qui m’a le plus donné envie de quitter cette vie qu’elle m’a offert. J’ai fui le domicile à 19 ans, donc y’a 10 ans, et j’ai vécu en résidence universitaire pendant 5 ans, dans un 9m2. Je voyais ma sœur assez souvent, et maintenant qu’on est de vrais adultes, on se voit quand on peut, mais c’est toujours génial. Ah et d’ailleurs si on se met en couple, elle sera le seul membre de ma famille que tu connaîtras.

– Donc ce Mathis c’est…

– Mon petit frère oui (il faisait référence au tatouage à gauche sur mon torse).

– J’adore tes deux tatouages sur les bras, « Uprising » c’est une de mes préférées.

– Je les ai connus grâce à elle, j’adore le côté révolutionnaire et insurrectionnel des paroles.

A ces mots, il me regarda d’un air intense. Je décidai alors de diffuser le morceau dans la pièce, et c’est à ce moment qu’il se mit à grimper sur moi. J’avais déjà pu expérimenter l’aspect aphrodisiaque d’une chanson de Muse, « Hysteria », pendant laquelle j’avais reçu une sublime fellation.

Mais c’était incomparable avec celle que je vivais à ce moment précis. Le refrain de la chanson le faisait accélérer, puis il se calmait pendant les couplets. Il me masturba alors pendant le solo, et repris d’un rythme effréné ses va-et-vient sur mon pénis gonflé et nervuré à souhait. J’éjaculais alors sur la dernière note du morceau, avant qu’il ne se masturbe à son tour et jouisse sur mon torse, sur lequel nos deux semences se mêlaient.

Nous nous embrassâmes langoureusement, je le remerciai pour ce moment des plus intenses, qui fut comme un moyen de libérer les démons que nous venions d’évoquer.

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