“Easily the best I ever had” (2)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 2 : Auto-stop nocturne

Alors que je sors du bar dans lequel j’avais mes habitudes, ce qui d’ailleurs me fait boire des verres gratuits offerts par le barman (dont les regards en disent long sur ce qu’il aurait envie de faire en ma compagnie), je prends ma voiture pour rentrer et profiter d’un peu de répit après cette journée éprouvante comme jamais. Les gamins étaient particulièrement rebelles aujourd’hui, il fallait vraiment savoir les gérer. Mais je les comprends, il est parfois difficile d’exprimer son dégoût envers la vie autrement que par la violence.

Pendant que je médisais intérieurement sur un collègue que je ne pouvais pas sacquer, beaucoup trop autoritaire à mon goût, je remarque au loin sur le bas-côté un homme. « Probablement un auto-stoppeur » pensais-je, à mesure que je m’approchais. Il avait l’air jeune, cheveux noirs un peu négligés et teint hâlé. Mais un détail m’avait échappé, et je m’en suis rendu compte uniquement une fois à sa portée : son visage était couvert de bleus, sa bouche de sang séché. Alors que j’ouvrais la vitre côté passager, il me demande, avec difficulté, s’il peut monter. Bien évidemment, j’accepte et lui demande s’il veut que l’emmène à l’hôpital. Il me regarde alors, terrifié, et me répond qu’il ne préfère pas. Un peu étonné par cette réaction, je lui demande où il habite pour pouvoir le ramener chez lui. Silence. Je perçois une sorte de gêne, que je décide de ne pas accentuer.

Et je sors le dernier recours, l’emmener chez moi pour panser ses plaies.

– T’es un peu obligé d’accepter là, lui dis-je sur un ton à la fois amusé et inquiet.

– T’as pas tort, bégaya-t-il alors en souriant. Et quel sourire… Mais là n’est pas le sujet, les hormones, on se calme. On arrive chez moi, je le fais s’asseoir et m’improvise infirmier pendant une bonne trentaine de minutes, le jeune homme ayant parfois eu besoin de pauses tant les hématomes le faisaient souffrir. Il est à ce moment précis 0h30. Je lui propose donc l’hospitalité pour la nuit, après un repas chaud.

– Tu peux pas me dire non, lançais-je avec une pointe de provocation et un haussement de sourcils évocateur.

– C’est gênant, on se connaît à peine, ce serait abuser de ta générosité, tu m’as déjà prodigué des soins qui m’ont évité des séquelles bien plus graves. Mais j’imagine que tu vas insister, alors va pour cette nuit. Et merci encore, beaucoup. Au fait, moi c’est Julien, enchanté.

– T’en fais pas, pas de gêne avec moi va ! Et moi c’est Jérémy au passage, mais Jérem est à privilégier si tu veux qu’on s’entende.

– Pas si sûr, rétorqua-t-il d’un air malicieux, renforcé par ses yeux de fouine.

Alors que je préparais le repas, il me demanda si je voulais de l’aide.

– Hop, hop, hop, tu vas t’asseoir. Je m’en occupe de ce risotto ! L’air peiné, il repart s’asseoir. Son visage est vraiment à croquer, toute expression sur son visage est objet de fantasme à mes yeux. La table installée et le repas prêt, nous nous mettons à dévorer notre mets (et personnellement, en plus du plat, son visage). Visiblement du genre à aimer parler à table (et un point commun, un !), il m’inonde de questions sur mon âge, ce que je fais dans la vie, ma situation amoureuse et familiale etc…

– Tu mènes une enquête pour l’INSEE ou quoi ? ricanai-je.

– Non, tu m’intéresses, c’est tout. On dirait que t’as vécu pas mal de choses.

Cette phrase me flatta, et je me mis à répondre à ses questions. Et, au moment où j’évoque mon métier d’éducateur spécialisé au sein de la PJJ, je vois les traits de son visage se crisper.

– Tout va bien ? m’inquiétai-je.

– (Silence). Oui, oui, pardon. J’étais plongé dans mes pensées.

Je fis un signe de la tête pour lui montrer que j’étais rassuré, bien que pas des plus satisfaits par sa réponse. Il se mit alors à bailler, puis c’est à mon tour.

– Je sais pas toi mais moi je suis épuisé ! s’exclama-t-il.

– J’imagine bien, ta journée n’a pas dû être facile et la mienne non plus. Allons-y. T’inquiète pas pour le lit, y’a largement la place pour deux.

– Il doit en voir passer des conquêtes le pauvre, balança-t-il d’un naturel déconcertant, tout en riant.

– Pourquoi « le pauvre » ? demandais-je sur le ton de l’humour pour ne pas faire montre de ce que l’aisance dont il fait preuve à mon égard provoque en moi.

– Je sais pas, je sens que ça doit être mouvementé avec toi. J’espère qu’elles crient pas trop fort ahah !

– « Ils », rectifiais-je, même au risque de le bloquer. Mais il y a aussi eu quelques filles.

– Oh je vois, sympa. Du coup, j’espère que tout ce monde ne crie pas trop fort, s’exclama-t-il en me lançant un clin d’œil.

Putain mon gars si tu savais que de te faire crier j’avais follement envie… Mais la nuit s’est passée le plus paisiblement du monde, enfin presque. Petit détail : il dort torse nu, et sa musculature est à tomber. Pas trop musclé mais dessiné, comme j’aime. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est son tatouage avec l’inscription « Easily » avec le logo du groupe de rock Muse (pour lequel vous connaissez mon très fort attachement) sur son bras gauche. J’en ai donc fait des rêves, pas de nous deux, non, mais de lui nu, en train de se caresser le corps, de haut en bas, jusqu’à cet organe que mon subconscient n’a fait qu’imaginer.

Puis vient le réveil, et sa trique habituelle. Je n’essaie pas de la cacher, c’est un bel atout, et demande à mon partenaire nocturne s’il a bien dormi.

– Comme un ange. Mais faut croire que t’as passé une nuit agitée toi, me dit-il en jetant un rapide coup d’œil entre mes jambes. D’ailleurs, tu gémissais un peu je crois, ou peut-être que tu ronflais, je sais plus trop.

– On m’a souvent dit que je ronflais la nuit ouais, sortais-je pour camoufler la honte qui m’envahissait. Bon, du coup on fait quoi ?

– On bouffe ? J’ai la dalle et si ton petit-déjeuner est aussi jouissif pour les papilles que ton repas d’hier soir, j’ai hâte de goûter ça.

– Content d’avoir fait jouir tes papilles, c’est un plaisir. Je peux nous faire des tartines de pain grillé beurré avec de la confiture, le pain est fait maison, tu peux voir la machine à pain là, c’est ma soeur qui me l’a offerte. Et pour la boisson, café, chocolat chaud, thé, c’est comme tu veux.

– Mes papilles sont au garde-à-vous mec, tu fais saliver avec tout ça, à la bouffe ! Et ça sera chocolat, j’aime pas le café (deuxième point commun, yes ! Et oui, j’ai du café chez moi, uniquement pour les invités).

Le petit-déjeuner pris, il nous fallait évoquer ce qu’il allait advenir de lui maintenant. Mais tout ça, vous le verrez la semaine prochaine ! 😉

Je vous embrasse ❤️

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