“Easily the best I ever had” (1)

⚠️Ce récit fictif est à caractère érotique. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ce texte est donc interdit aux mineurs⚠️

Chapitre 1 : La routine quotidienne

« I wanna touch your deep inside, and find the secrets that you hide when your fears are cast aside. Will you remember me? »…

« Merde, faut aller bosser », rageai-je intérieurement en laissant tranquille mon pénis qui pourtant aurait sans doute apprécié les va-et-vient que je lui prodiguais. Mais j’ai mis la charrue avant les bœufs, laissez-moi me présenter. Moi, c’est Jérémy, le vrai, celui qui écrit ici régulièrement. Après une difficile période universitaire, j’ai passé mon concours pour devenir éducateur spécialisé au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, suivi la formation etc… et je suis donc aujourd’hui éducateur. J’ai 29 ans, et l’expérience du couple relève toujours du mystère pour moi. De nombreux plans sans lendemain ont émaillé ces dernières années, avec une période de rupture et donc d’abstinence suite à un viol.

Ces derniers temps, je fréquente pas mal les bars gay-friendly et leurs soirées pendant lesquelles je cherche une cible idéale. Idéale, qu’est-ce donc pour moi ? Un type qui met en avant comme organe d’abord son cerveau, avant de me parler de sa bite. Je conviens tout à fait que l’alcool puisse ne pas faire tenir une discussion des heures, mais un gars avec qui je pourrais néanmoins parler avant un échange de coordonnées gagnerait déjà des points. Mais non. Tous veulent du sexe, maintenant, tout de suite. Mes pulsions étant ce qu’elles sont, je ne refuse pas souvent leurs avances, sauf si je sens qu’il y a un lézard. Alors souvent, on se rend dans les chiottes du bar, et motivés par les clients ayant eu la même idée, baissons nos frocs avant d’entamer des fellations plus ou moins réussies (faut dire que la place manque). Parfois ça va un peu plus loin, quand le gars est chaud, je m’assois sur la cuvette, enfile la capote et il vient s’empaler sur mon entrejambe, à un rythme de plus en plus effréné. Il y a cependant quelque chose que j’ai toujours refusé, c’est le chemsex, le sexe sous drogues, souvent le poppers, très populaire, car augmentant soi-disant les sensations. Pour moi, le sexe n’est bon que s’il est naturel, si le respect est mutuel, si une alchimie, même minimale, est palpable entre les deux individus et ne dure que 20 minutes.

Bref, je vais donc bosser au sein d’un centre de placement, là où les enfants connaissant des difficultés familiales sont envoyés par le juge pour enfants. Journée banale, on se fait vite aux témoignages bouleversants et il faut dire que la vie m’a rodé. Comme d’habitude, après ma journée, je vais boire un verre, avec des collègues ou non. Pas pour (me faire) draguer, non. Juste pour me détendre. Parfois j’appelle mes amis de fac, avec qui le contact est resté malgré nos parcours différents, et nous nous voyons autour d’un repas par exemple. Bref, la vie que je voulais mener quoi. C’est l’amour qui manque. La main droite, ça va deux minutes (enfin, on est plutôt proche de l’heure en ce moment, ouais, je suis endurant). 29 ans et je n’ai toujours pas ressenti ce que c’est qu’être aimé, choyé, baisé par quelqu’un que l’amour unit.

On m’a toujours dit que « ça me tomberait dessus ». Merci à ces devins, mais pour l’instant, que dalle.

Je lisais beaucoup de récits érotico-romantiques pendant mon adolescence, et l’un d’entre eux m’a tellement marqué que je m’en souviens encore aujourd’hui et m’a donné envie de le tenter aussi. Cette mise en bouche étant écrite, la suite arrive samedi prochain.

La bise et bonne soirée à vous ❤️

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