Ma sœur

Eh oui, voici venu le temps du dernier hommage, pour l’instant. Et qui de plus honorable que cette personne qui naquît deux ans et demie après moi pour marquer le coup ? Personne.

Vous l’aurez remarqué, cette article ne s’appelle pas « Margaux ». Jamais nous ne nous appelons par nos prénoms. Pour moi, elle est « Vaness’ la Frangine », d’après mes souvenirs je suis « Marich' » (surnoms nés à l’origine d’un de nos nombreux délires fraternels), du moins sur nos smartphones.

Que dire sur ma frangine ? Je vais démarrer doucement : sans elle, cet article ne serait pas publié. Logique, me direz-vous, tu ne vas pas écrire sur une sœur imaginaire, grand dadais. Sauf que cette logique va un peu plus loin. Si elle n’avait pas été à mes côtés, notamment pendant que je vivais ce que je vous raconte dans « Ma « mère » et moi », je ne serai sans doute plus de ce monde. Je n’avais même pas besoin de lui en parler, elle voyait ce qu’il se passait et sa seule présence assurait ma survie (ou du moins l’envie que la vie continue).

Pendant très longtemps, elle était la seule avec qui je pouvais me taper des fous rires incontrôlables, même en période de dépression. Elle était l’unique personne avec qui je partageais un point commun : les conneries. C’est un peu moins le cas maintenant, certes, mais la retrouver est toujours synonyme de rire, même quand la journée s’annonçait pourtant de mauvais augure.

Elle est LA personne à qui je tiens le plus au monde, et sa perte assurerait quasiment la mienne (je la vois lire outrée ce « quasiment »). Mais s’il y a un point qui nous différencie (et encore, il tend à se réduire), c’est l’expression de nos émotions. Vous l’avez bien compris, elles sont incontrôlables et totalement assumées de mon côté. Chez ma frangine, c’est plus cadré, elle ne se laisse pas déborder. Mais n’allez pas croire qu’elle a un cœur de pierre, oh non ! Ce dernier est simplement prompt à ne pas se laisser dépasser par la raison.

Elle est également la personne dont je suis le plus fier, et toute personne dont je suis proche sait que j’ai une sœur et qu’elle est ma fierté. « Ma sœur ma bataille » si je voulais réinterpréter ce cher Balavoine. Elle ira loin, très loin. Je nous vois, dans dix ans, lui dire que j’avais eu raison de croire en elle, pendant un repas de famille, sans les parents bien entendu, et sûrement sans gosses.

Elle est d’une intelligence rare pour sa génération (désolé les 2000’s). Parler avec ma soeur est toujours un moment agréable, Madame l’élève en Terminale L discutant avec son « mouton » de frangin ayant fait ES, mais qui écrit plutôt bien apparemment (hop, l’auto-congratulation, c’est fait).

Alors oui, en effet, j’ai pu la jalouser étant gosse, vous qui me lisez et êtes l’aîné de votre fratrie, vous comprendrez probablement. Oui, j’ai pu lui dire qu’elle était bête, ce qui apparemment « aurait diminué sa confiance en elle » d’après là pédopsychiatre qu’est notre génitrice. J’étais jeune et con, et jaloux, encore une fois, peut-être du fait que je m’en prenais plein la gueule quand elle, non. Mais son soutien passé, actuel quand j’ai le blues, le spleen vais-je dire pour lui faire plaisir (Baudelaire, on t’aime gros), et sûrement futur, est des plus précieux.

Frangine, sista, hermanita, je terminerai ce texte en te disant ce que tu m’as dit pour la première fois cet été : « Je t’aimerai toujours ».

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