Retour de l’allemand, le débrief

Tu m’as fait me lever à 7h20, l’esprit embrumé et avec une folle envie de ne pas te retrouver. C’est avec douleur que je me suis préparé à te faire face à nouveau, après un semestre presque entier sans te voir. Mais il fallait que je me rende à l’évidence. Toi, le cours d’allemand, allait revenir dans ma vie à l’université.

Et autant dire que toi et moi, on n’entretient pas une relation très cordiale, nein. Par ta faute, j’ai été défaillant l’année dernière, car je ne pouvais te rencontrer puisque j’en voyais un autre, à la même heure que toi. Oui, c’est pour ça que tu ne me voyais pas, je te trompais, c’est dit. Mais cette défaillance fut le revers de cette infidélité, puisque passer des partiels en juin, c’est pas ce qu’on fait de plus fun, tu en conviendra.

Chéri, au premier semestre de L3, rebelote. Un autre cours vient me séduire et me faire succomber, m’empêchant de prendre du plaisir en ta compagnie. Tu t’es à nouveau fait cocu, comme on dit. Mais je n’en suis pas désolé, car je te rappelle qu’entre les 2ème et 3ème années, nous avons été contraints au mariage forcé puisqu’on m’a refusé la séparation pour aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte (même si je suis pas connu pour brouter souvent).

Venons-en donc à ce fameux premier cours de deuxième semestre. J’arrive devant la salle, cinq minutes à l’avance. Que des filles, merde, personne de potentiellement chopable. Puis la prof arrive, et au fil du cours je constate qu’elle connaît tout le monde. C’était donc la prof du premier semestre, qui ne m’avait jamais vu. Puis entre un gars, « Pas mal lui tiens » me dis-je pendant que la prof nous fait lire l’heure sur des horloges. Et même un truc con comme ça me fait galérer, je partage d’ailleurs mon désarroi sur Snapchat.

Entre ensuite un autre étudiant, plus séduisant que le premier. Moi, obsédé par l’envie de sexe ? Non, jamais. Bref, je galère toujours autant, ne sais même plus sur quelle page nous bossons, et me noie dans l’ennui le plus profond. L’avantage, c’est que comme elle connaissait tous les étudiants (sauf les 3 que sont les deux retardataires dont je vous ai parlé et moi), elle n’interrogeait que ces derniers, ce qui m’arrangeait. Et là, c’est le drame. L’un des deux nouveaux participe, et ne se trompe pas… Misère ! Il faut que je le rattrape ! Je me mets compulsivement à lever la main, afin de donner des réponses, qui étaient toutes à 90% bonnes puisqu’il manquait un mot. Mais au moins maintenant, la prof connaît mon prénom. Cette dernière est par ailleurs adorable.

Mais, car oui il y en a des « mais », il est un problème que je souhaiterais soulever. C’est la différence de niveau entre les étudiants. En effet, la professeure parlait en allemand 95% du temps, et tout le monde acquiesçait ou répondait à ses questions. Vous m’auriez vu, moi, paumé, à regarder mon téléphone toutes les cinq minutes… Puis, à 9h58, vient toquer une étudiante, qui signale à notre enseignante que sa classe a cours à 10h. Nous ne corrigeons donc pas l’exercice que nous étions, enfin que les autres étaient, en train de faire et je pars, soulagé d’avoir survécu à cette heure et demie.

Mes chers amis allemands et allemandes, je m’excuse, mais comment pour dire « pardon » vous osez dire « Entschuldigung » ? « ENTSCHULDIGUNG » ?! SERIEUSEMENT ? Mon correcteur automatique a failli faire un arrêt cardiaque quand j’ai dû écrire ce mot diabolique ! Et si seulement c’était le seul…

Bref, sur ce je vous laisse, vous embrasse en français et vous dit à tout à l’heure pour un nouvel article ! 😘

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