Ma « mère » et moi (2)

Chapitre 1 : Une naissance mouvementée

« Tu n’es pas faite pour être mère ». Ce ne sont pas des mots que je prononce avec du recul aujourd’hui. Non, c’est une phrase que ma grand-mère maternelle a adressé à sa fille après ma naissance, en voyant l’état de l’appartement où nous habitions alors et la façon dont elle s’occupait de moi.

Mais revenons-en à mon état embryonnaire. Pendant cette grossesse de six mois, ma génitrice n’avait pas eu en tête l’idée qu’il fallait peut-être changer de mode de vie, ou du moins de consommation… Alcools en tous genres, cigarettes, drogues (douces, mais drogues quand même)… Et ce serait à cause du fait qu’elle ait eu de trop grosses charges à faire (courses alors que nous habitions au 6e sans ascenseur, ménage etc), tandis que mon « père » ne faisait rien, ce qui est vrai, que ma naissance fut précoce. Vous et moi trouverons logique que ma génitrice n’ait jamais mentionné la première raison et que je l’ai apprise récemment.

Ma naissance a donc été un combat : complications, césarienne… et absence de mon géniteur pour la soutenir (l’inverse m’aurait étonné). Mais je suis sorti, enfin, de cette personne aussi pourrie à l’intérieur qu’à l’extérieur (peut-être ma prématurité n’était-elle qu’un désir d’en sortir vite, qui sait ?)

Je dis « pourrie » mais il y a une chose que je ne lui enlèverai pas, c’est sa présence tous les jours à côté de la couveuse dans laquelle j’étais sans doute confortablement installé, branché à moult tuyaux qui me reliaient à je ne sais trop quoi.

Peu après la sortie de couveuse, naît mon frère (car elle a enchaîné 3 naissances en 3 ans, 1997 puis les deux années suivantes), et celui-ci meurt peu après. C’est à ce moment, allez savoir pourquoi, que les symptômes de ma maladie, l’hydrocéphalie (qui se traduit par une mauvaise circulation de l’oxygène dans la boîte crânienne à cause d’une présence trop importante de liquide céphalo-rachidien), s’éveillent. Et il est une deuxième chose que ma génitrice a faite que je ne lui reprocherai jamais, c’est d’avoir exigé un examen qui a donné lieu ensuite à une opération et à ma survie.

Donc oui, elle m’a donné vie deux fois pourrait-on dire. Mais quelle vie… Je vous la conterai dans les prochains épisodes, en espérant ne pas vous faire bouillir d’impatience.

Je vous embrasse ❤️

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