La prématurité

Bonjour tout le monde !

Il est temps d’entrer dans ma vie, concrètement. Et quoi de mieux que de commencer… par le début (ma logique me dépasse parfois) ?

Bref, vous l’aurez deviné, je suis né prématurément, 3 mois avant le terme de la grossesse. Je suis donc ce qu’on appelle un « grand prématuré » car né avant 33 semaines d’aménorrhée, cette dernière étant l’absence de menstruations. Cette catégorie de prématurés est à différencier des « prématurés extrêmes » qui eux naissent avant 28 semaines d’aménorrhée et connaissent un risque de mort périnatale plus élevé mais ne représentent que 1,6% des naissances.

Néanmoins, les deux cas nécessitent un suivi médical ET parental. C’est là que le bât blesse. En effet, j’ai souffert d’une hydrocéphalie (et ai frôlé la mort) qui a nécessité une opération, après que ma génitrice ait exigé un examen, voyant qu’après être sorti de couveuse, mon état n’était pas normal. Celle-ci s’est bien passée et j’ai encore aujourd’hui la valve de dérivation qui permet (permettait ?) à l’oxygène de circuler normalement dans mon crâne.

Mais un grand prématuré a aussi besoin d’un suivi après les opérations et autre procédés, celui de ses parents. Mon géniteur n’ayant jamais été là pour moi, je n’en ferai pas mention ici. Mais celle qui m’a porté, elle, n’a pas du tout suivi l’évolution de mon état de santé, de mes problèmes relationnels… Car oui, un enfant prématuré aura plus de mal à nouer des relations à cause d’une surprotection parentale, ici de ma génitrice, qui m’a élevé dans un cocon en m’empêchant de m’épanouir ailleurs que dans le domicile.

En outre, un enfant prématuré nécessite un suivi tous les 6 mois environ pour constater l’état du prématuré, et ce jusqu’à un certain âge (il n’y a pas d’âge précis, tout dépend des cas). Vous l’aurez compris, ce suivi n’a pas eu lieu. Je ne me souviens que d’une visite à l’hôpital Necker à Paris.

Puis-je affirmer que tous les problèmes relationnels voire physiques et psychologiques que je connais encore actuellement (difficultés à marcher, extrême sensibilité, grand besoin d’écoute) viennent de ce manque de suivi ? Peut-être.

Mais ce qui est sûr, c’est que la prématurité a bouleversé ma vie. J’ai longtemps complexé sur ce « tuyau » que j’ai dans le corps, que l’on peut voir à travers mon torse, ce qui, par exemple avant ou pendant une relation sexuelle, peut faire se poser des questions à l’autre et m’amener à raconter cette période de ma vie alors que j’ai plutôt envie de lui. Et mes problèmes de vue (œil droit à -4 il me semble) ne viennent pas non plus de nulle part.

Je vous laisse ici, en espérant que le fait que je commence à vous conter ma vie petit à petit vous plaise. En attendant dimanche, je vous embrasse. ❤️

Une réflexion au sujet de « La prématurité »

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